Cameroun

Danielle Moukouri Djengue : la brillante

Juriste ultra compétente, enseignante passionnée, femme rigoureuse.. Danielle Moukouri Djengue tire incontestablement son épingle du jeu dans le monde du droit en Afrique Centrale. Portrait d’une avocate aussi compétente que chaleureuse.

Ce qui différencie Danielle Moukouri des autres avocats d’Afrique centrale ? Sa fine connaissance à la fois du droit civil, de la Common Law et du droit OHADA. Outre ses compétences de juriste, Danielle Moukouri est également saluée pour sa rigueur. « Elle se différencie par sa capacité à respecter scrupuleusement les délais », note Assemian Kouakou, également avocat. Même constat pour Aichata Kone Tella, directrice juridique de Cargill Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale : « Danielle Moukouri est organisée, méthodique, pugnace. Elle a des valeurs et des principes. Je sais qu’elle respecte la confidentialité. C’est essentiel pour une firme internationale comme la nôtre qui est très exigeante, notamment en matière d’éthique. » Juriste diplômée de la faculté de droit de l’Université de Buéa, de l’Université de Yaoundé II et de la Nigerian Law School, Danielle Moukouri dispose d’un solide bagage universitaire. Des compétences que cette femme de droit sociable et chaleureuse aime partager sur les bancs de la Faculté comme dans les couloirs de son cabinet. Une structure qui compte aujourd’hui des dizaines de clients, dont plusieurs multinationales. 

Common law et droit civil

Une réussite que l’avocate doit à sa force de travail et à sa détermination. Il faut dire que Danielle Moukouri n’a jamais envisagé d’embrasser une autre profession que celle d’avocat. Le déclic, elle l’aura en terminale, en cours de français. Elève brillante, la jeune femme échoue lors d’un exposé. Son argumentaire est trop léger. Combative, elle demandera à son professeur de recommencer l’exercice. « C’est à ce moment là que j’ai eu envie de faire des études de droit et de devenir avocate », assure celle qui étudie dans le système francophone jusqu’en terminale. Sur les recommandations de son professeur d’anglais, elle étudiera le droit au sein de l’Université anglophone de Buéa. Elle y apprendra principalement la Common Law mais aussi le droit civil. Talentueuse, Danielle Moukouri figurera parmi les meilleurs étudiants de sa promotion. Ses matières de prédilection ? Le droit des contrats, le droit commercial et le droit des affaires OHADA. 

« Nous nous adaptons aux nouveaux contextes, aux innovations. Nous voulons apprendre, tenter de nouvelles choses   »

 

Danielle Moukouri

Un pied dans la vie professionnelle 

Décidée à devenir avocate, la jeune femme s’intéresse très vite aux meilleurs cabinets d’affaires du Cameroun. Désireuse de mettre un pied dans la vie professionnelle, l’étudiante n’attend pas la fin de son cursus universitaire pour contacter les meilleurs praticiens du pays. Et ça marche. L’un d’entre eux accepte de la prendre en stage en 2006. Une expérience formatrice. Seulement voilà : en 2007, pour diverses raisons, Danielle Moukouri acceptera la proposition de rejoindre le Gicam (organisation patronale, association composée d’entreprises, de syndicats, et de groupements professionnels) en tant que juriste au Centre d’Arbitrage. Son ancien maître de stage, convaincu qu’elle a tout pour devenir une très bonne avocate, la persuadera de passer l’examen du barreau en décembre de la même année.

Nigerian Law School 

Travailleuse, Danielle Moukouri réussit l’examen et effectue son stage d’avocat à Douala. 3 ans plus tard, parce qu’elle vise haut et qu’elle a bien l’intention de se démarquer, la jeune avocate décide de perfectionner sa formation en intégrant la prestigieuse Nigerian Law School. Elle passera l’examen du barreau au Nigeria dans la foulée. Appréciant le rythme intellectuel soutenu qui règne au sein du pays, Danielle Moukouri y restera plusieurs mois. « J’avais envie de connaître l’ambiance d’un grand cabinet international », explique celle qui se forge un domaine d’expertise spécifique dans le secteur de la distribution et des télécoms. 

Enseignante 

Au bout de quelques mois, l’avocate retourne au Cameroun. Elle est alors sollicitée pour intervenir lors d’un congrès destiné aux juristes africains. « Dès qu’on me parle d’activité intellectuelle, j’ai envie d’accepter. De toute façon je ne refuse jamais lorsqu’on me propose de relever un défi.», assure cette touche-à-tout. Une expérience marquante qui lui permettra de faire la connaissance d’un professeur de droit au Bénin. « Lorsqu’il retourne à Cotonou, il me contacte et m’offre un poste d’enseignante en Common Law à l’Université d’Abomey-Calavi. », poursuit celle qui accepte le poste sans hésiter, multipliant ainsi les allers-retours entre le Cameroun et le Bénin. Parce qu’elle aime le contact humain, Danielle Moukouri apprécie sa nouvelle casquette d’enseignante et fait parler d’elle dans le milieu universitaire en Afrique de l’Ouest. Si bien qu’elle est sollicitée en tant qu’experte par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement. En parallèle, elle envisage de créer un programme de formation sur le droit OHADA à destination des professionnels du droit OHADA. Le Secrétariat Permanent de l’OHADA et le barreau du Cameroun approuvent le projet. « Les journées du professionnel OHADA » voient le jour en 2013. 

Apprendre et tenter de nouvelles choses

La même année, elle lance, avec son associé, son propre cabinet dédié au droit OHADA. Parce qu’elle renvoie l’image d’une femme sûre d’elle et qu’elle connaît son sujet, Danielle Moukouri parvient à convaincre les entreprises. « Les choses se sont faites naturellement, explique-t-elle. Des contacts m’ont envoyé des dossiers, sans s’inquiéter de mon âge ou de ma jeune expérience en tant qu’avocate.» Dès la première année, trois multinationales lui font confiance. Aujourd’hui, elle accompagne et conseille plusieurs entreprises dans divers secteurs, principalement ceux de la grande distribution et des télécommunications. Si bien que le cabinet compte dorénavant onze professionnels. L’ambition de Danielle Moukouri pour l’avenir ? Multiplier les dossiers et les secteurs d’intervention. Pourquoi pas dans le secteur des nouvelles technologies, puisqu’elle s’est récemment formée sur le sujet au Japon et ses collaborateurs ont enchaîné des formations aux Etats-Unis. «Nous nous adaptons aux nouveaux contextes, aux innovations. Nous voulons apprendre, tenter de nouvelles choses », explique cette passionnée de voyages qui aime découvrir de nouvelles cultures. Réputée pour la finesse de son analyse et sa pugnacité, Danielle Moukouri brille aussi par son tempérament chaleureux. « Que ce soit de vive voix ou par mails, elle est toujours sympathique et agréable », témoigne Aichata Kone Tella. « Elle a le sens du contact et sait être là pour les autres », confirme Assemian Kouakou. Réjouissant. 

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