Togo

Martial Akakpo : le leader

Martial Akakpo compte parmi les avocats les plus influents de l’Afrique de l’Ouest. Son principal fait d’arme ? Avoir fait du cabinet familial traditionnel, une société d’avocats capable d’accompagner les sociétés étrangères dans leurs projets d’investissements sur le territoire togolais et dans l’ouest africain. Portrait d’un chef d’entreprise capable de déployer une importante force de travail pour mettre en oeuvre des projets en tous genres.

Il se dégage de Martial Akakpo une force tranquille. Physiquement, d’abord. Grand et costaud, l’homme passe difficilement inaperçu. Mentalement, ensuite. Chez cet avocat togolais, pas de faux-semblant. Son expérience, ses diplômes et le succès du cabinet qu’il pilote à Lomé (Martial Akakpo & Associés),témoignent de sa réussite. Figurant parmi les professionnels du droit les plus influents de sa région, cet avocat est le premier à avoir imaginé son cabinet comme une véritable société capable de répondre à l’ensemble des besoins de ses clients. Une vision qui, dans les années 1990, bouscule les habitudes du monde du droit en Afrique. Peu importe. Martial Akakpo en est convaincu : c’est en s’unissant et en s’organisant comme une entreprise, que les avocats pourront accompagner les investisseurs étrangers déterminés à implanter leur activité en Afrique. Et il ne s’est pas trompé. Car le cabinet est actuellement largement reconnu et compte un grand nombre de clients (majoritairement des investisseurs européens dans les secteurs des infrastructures, l’univers minier, l’immobilier…). Pour les accompagner au mieux, Martial Akakpo a su s’entourer de professionnels du droit parmi les plus talentueux du pays. Une belle réussite pour ce chef d’entreprise qui, mieux que personne, connaît la valeur du travail. « J’ai l’habitude de dire à mes enfants qu’on peut bien prendre deux heures par nuit pour penser à des projets », explique d’un ton amusé celui qui aime transmettre son savoir-faire autant qu’il aime multiplier les initiatives. Dans le monde du droit et en dehors. 

Apprendre et se perfectionner

S’il ne compte pas ses heures de travail, Martial Akakpo n’a pas toujours eu l’ambition de se faire un nom dans le monde des affaires. Son rêve d’enfant ? Plaire à son père.« Il était enseignant, magistrat, avocat puis membre du conseil Constitutionnel au Togo », explique l’intéressé, avouant sans détour l’admiration qu’il voue depuis toujours à celui qu’il considère comme son « maître de vie ». Après son baccalauréat, Martial Akakpo se lance alors sans hésiter dans une carrière juridique, obtient ses diplômes au Togo et exerce aux côtés de son père. Seulement voilà, le jeune avocat a de l’ambition et sait que sa formation ne lui permettra pas de répondre aux exigences des investisseurs étrangers. L’avocat décide alors de suivre un troisième cycle à l’Université Paris 12. Pas question d’arrêter son activité d’avocat pour autant. Pendant plusieurs années, Martial Akakpo jonglera entre la France et le Togo. Entre l’université et le cabinet. Parce qu’il est à la fois curieux et perfectionniste, il multiplie les formations à Science Po et à l’université de Nice. Etablissement au sein duquel il écrira, en 2017, une thèse sur l’arbitrage en droit OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires). 

Une société d’avocats

Lorsqu’il est à Lomé, l’avocat exerce au sein du cabinet familial. Loin d’être autoritaire, son père — décédé en 2001— lui laisse rapidement prendre des initiatives. Un sujet les sépare toutefois : la transformation du cabinet en société d’avocats. Fort de sa connaissance du monde des affaires en Occident, Martial Akakpo souhaite, dès les années 2000, créer une véritable entreprise dotée d’une marque forte. Condition sine qua non, selon lui, pour s’imposer et gagner la confiance des investisseurs étrangers. En 2003, le fils finit par convaincre le père. « J’ai été le tout premier à créer une société d’avocats au Togo, raconte-t-il, fier de s’imposer comme un précurseur en la matière. Aujourd’hui, une dizaine de cabinets s’organise comme ça dans le pays. J’encourage les jeunes qui veulent être performants à ne pas travailler de façon individuelle. » Véritable chef d’entreprise, Martial Akakpo développe le cabinet et propose à ses clients une expertise globale et pluridisciplinaire. 

« J’ai l’habitude de dire à mes enfants qu’on peut bien prendre deux heures par nuit pour penser à des projets »

Martial Akakpo

L’équipe du cabinet de Martial Akakpo

Accompagner des investisseurs privés 

Un défi de taille qui suppose de s’entourer des bonnes personnes. Parce qu’il veut dénicher les talents dès le début de leur carrière, Martial Akakpo n’hésite pas à les repérer dès l’Université. « Les deux meilleurs fiscalistes du Togo travaillent aujourd’hui dans notre cabinet », précise-t-il. Au total, la maison compte aujourd’hui une trentaine de professionnels. Un chiffre significatif pour un pays comme le Togo. Si bien que la structure accompagne des investisseurs issus de divers pays. Des Français, majoritairement. Mais aussi des Anglo-saxons ou des Italiens. Parce qu’il à l’écoute des besoins de ses clients, Martial Akakpo prévoit d’ouvrir prochainement des antennes à Dakar, Abidjan, Ouagadougou et Cotonou, ainsi qu’un bureau de liaison à Paris. Des extensions facilitées avec l’essor du droit OHADA qui crée une homogénéité dans le monde des affaires au sein de 17 pays d’Afrique. « Cela offre davantage de sécurité aux investisseurs, note Martial Akakpo. C’est formidable » Résolument moderne, le droit OHADA offre une place de choix à l’arbitrage. Sujet que le Togolais connaît bien puisqu’il a siégé à la CCI de Paris pendant plusieurs années. « Actuellement, je suis arbitre ou conseil dans une douzaine de dossiers à travers plusieurs pays, explique avec humilité, affirmant que le système de l’arbitrage et une alternative efficace pour résoudre des conflits. La durée des procès est trop longue et la corruption est trop importante. » 

Perpétuelle quête de challenge 

S’il est un businessman, Martial Akakpo n’a rien d’un homme de pouvoir enfermé dans sa tour d’argent. Fidèle à ses racines, il retourne régulièrement dans son village natal pour penser et envisager de nouveaux projets. Avec un objectif : améliorer le quotidien de ceux qui l’entourent. C’est ainsi, pour permettre à des personnes en difficulté de trouver un emploi, qu’il fonde une entreprise de gardiennage. Celle-ci compte aujourd’hui 700 employés. Un pari gagnant. Tout comme celui de créer une agence de voyages. « Je me déplace beaucoup, j’ai donc décidé d’embaucher une personne pour m’aider à organiser ces voyages professionnels. explique-t-il simplement. Au fur et à mesure, nous avons réalisé qu’elle pouvait s’occuper aussi d’autres personnes. C’est ainsi qu’est née l’agence. » Des initiatives, comme des espaces de respirations qui lui permettent de s’échapper. En perpétuelle quête de challenge, Martial Akakpo n’a pas l’intention de calmer le rythme et envisage prochainement d’investir dans l’agriculture. Un secteur nouveau qu’il devra, pour son plus grand plaisir, apprivoiser, décoder, décortiquer. Et s’il est très occupé, ce bon vivant qui aime les bonnes choses, n’oublie pas de profiter des siens. De son épouse, de ses trois enfants et de ses amis. Autour d’un bon repas, évidemment. Mais pas que. Passionné de tennis de table, l’avocat, qui est le fondateur de l’ATT —  Les Amis du tennis de table — organise chaque dimanche un tournois pour le moins décontracté dans son garage. « Il faut nous voir, affirme-t-il avec bonheur. On rit comme des gamins.» Que demander de plus ?

CONTACTEZ NOUS

En cours d’envoi

© 2020 Lex4.com

ou

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

ou

Create Account